23/06/2007

Coup d’Boutok’ à l’Arizou !

C’est désormais un rite mythique de nos fins de soirées brestoises, quand arrive la fin de semaine le jeudi (Et oui, le week-end est long chez les cuitards couchent-tard !), les raisins s’arrosent à l’Arizo.


La soirée commence généralement par une alcoolisation relativement massive qui voit l’arrivée progressive d’un nombre important de raisins qui ne le sont pas encore. Cette étape à généralement lieu dehors en street cuite mais peut également se dérouler à l’abri d’un logis comme ce fut le cas ce week-end dans la demeure outrancièrement meublée de Maxsus (merci à lui au passage !). Une fois le Bidge-Drinking bien entamé, quand commencent à fleurir les débats sur le ratio célibat/consommation d’alcool dans notre entourage, il est temps de décoller…

Direction le bar Ec’, un bon bistrot à l’ambiance un peu glauque mais très festive. Vous y croiserez Gilbert Hambeaut, comédien cascadeur, doublure officielle de Sylvester Stallone (uniquement pour les scènes de bar), Julot la chips, le commercial collègue avec tous les patrons de bars brestois, et peut-être même avec un peu de chance, l’inadmissible admissible Hubert, rouquin-métro fumant la pipe et aux souliers impécablement cirés. Une fois la cloche branlée par la ténébreuse Irlandaise, Jackie The Gaule, les flèches quittent le stand pour un intermède de quelques dizaines de minutes histoire de boire les 2-3 bières qu’on a malicieusement glissées dans nos poches.

Une fois nos bières goulument descendues, on se retrousse les manches, on sort les machettes et on met son protège-dents car une fois franchi le seuil de l’Arizona café Super Clubbing Bar of Brest, c’est la jungle ! Un aimable mamelouk vous salue ou vous retourne la face suivant que vous ayez 3 ou 4 grammes. Puis c’est le musée des horreurs ! Prés de la sortie se trouvent en effet, toutes les vielles gueules saoules consanguines de Brest, visages émaciés qui transpirent d’alcool, collections de balafres récoltées dans moult raisinades… Et tous sont la pour une chose : reluquer la sublime tenancière des vestiaires. La légende dit même que certains mettent deux blousons pour aller à l’Arizo, juste pour glaner quelques secondes d’attention en plus de la jeune beauté.

En quittant le vestiaire après le léger virage à gauche, on aperçoit au loin la piste. C’est alors qu’une bouffée de vapeurs d’alcool mélangées à la sueur et au tabac vous submerge. Ah mais attendez, vous décelez un léger parfum agréable à l’odorat qui ne trompe pas : Ici, ca sent le sexe !

S’en suit un mouvement de foule digne de la Mecque à un détail prés, l’alcool étant ici non seulement autorisé mais omniprésent, les verres s’entrechoquent autant que les épaules, on frôle des châssis anatomiques hallucinants, des marmules qu’on essaye d’heurter le plus doucement possible, des métros exubérants et forcément quelques crevettes (tout est bon sauf la tête J ) qui viennent profiter de l’état critique de certains pour assouvir leurs pulsions sexuelles. Attention ! La crevette est un animal en fort développement, et pour les plus talentueuses, il peut arriver que de prime abord, on les prenne pour des châssis…

Ouf ! Ca y est on y est, la pèste ! Effectivement ca valait le coup « Whouaw » enfin ca dépend des jours… Mais à peine le temps de se laisser hypnotiser par le déhanchement démoniaque des quelques Déesses de l’Arizo, qu’il faut serrer de nouvelles paluches, notamment celle du charismatique Motok’ le Pokémon de la version Verre qui met le plus dans son nez. Par contre, plutôt que de l’énerver, Enivrer-le, ou vous subirez un fatal coup d’Boutok « avec un U », son canapé plié en deux s’en souvient… Une fois évité le coup d’Boutok, direction le centre de la piste avec Wèll et Julot pour organiser un Pogo improvisé qui nous vaudra un carton jaune du patron. Heureusement que Wèll s’est mis à la muscu, je pense que ses muscles saillants ont dissuadé la Boule, le videur d’intervenir.

5h arrive la fermeture, une petite altercation me vaudra une brève du Patron : « Bah ouais, tu fais bien de pas répondre, des bastons de raisins j’en vois tous les jours, c’est mon métier. »

Dédicace au passage à mon agresseur, j’espère qu’il apprécie la décoration du Raide Dragon car m’est avis qu’après avoir insultés les videurs et le patron, son avenir à l’Arizou est quelque peu compromis …

Vous ajoutez à cela 3h d’after, 3h de sommeil et un kébab et vous obtenez une soirée typique d’un Brestois de base avec ses hauts, ses bas et ses grammes.

18/06/2007

Prendre son temps à le perdre ?

Il n’y a de ca qu’une poignée d’heures, je priais le temps de se presser plus encore pour enfin connaître les joies de l’oisiveté.

Malheureusement pour moi, à chaque année la même rengaine : plus on approche de la fin des cours, plus on a hâte de revivre ces merveilleuses vacances passées l’année précédente idéalisées telles un Bordeaux ayant bien vieilli, en faisant la synthèse des meilleurs raisinnades, foots, bastons et autres… raisinnades.

Le contrecoup est donc immédiat, passée la première (énorme) raisinnade de fin des cours, place aux journées passées tel un légume devant l’ordinateur, levé 15h – couché 3h… Ah, ca c’est sur, on est bien ! - le premiers jour oui… - mais la lassitude s’installe assez vite, et comme si la période des cours faisait son retour, on se fixe des échéances de plaisir : « demain : foot, dans trois jours : Fête de la Musique, fin juillet : Vielles Charrues (Oups, ca fait loin…) ».

Mais en période de cours, on est occupés, voire débordés en attendant ces échéances de plaisir ! Du coup, là, le temps passe beaucoup, beaucoup plus lentement. Ainsi, à part jouer à PES, passer des heures sur Dailymotion, et regarder un vieux film de John Woo, on est pas très productifs…

Et puis comme je cultive une certaine acuité de la grève de l’utile, j’ai quand même une bonne réserve d’échéances certes plus ou moins plaisantes…

- Un rapport d’Etudes et Réalisations à mailier pour demain (on est demain depuis déjà 3h d’ailleurs J ).

- Passer à l’IUT pour négocier ma perte de 5 points en Electronique (7 au lieu de 12, ca fait mal !)

- Faire un Foot avec les autres branle-couilles de raisins.

- Fête de la Musique. (Ca s’annonce pas mal !)

Ensuite il y a les projets de vacances ! Comme au Nouvel An, les bonnes résolutions. Genre faire du vélo, courir, histoire de justifier les litres qu’on s’engloutie chaque semaine mais ca n’a pas trop de succès, on trouve vite d’assez bonnes raisons pour ne pas le faire.

Il y a également la grande légende de l’Eté qu’on recasse à tous les célibataires dés la fin Juin : « Non mais t’inquiètes, Maintenant, c’est l’Eté ! » Ouf ! Je suis sauvé alors, mais je comprends pas, c’était pas déjà l’Eté l’année dernière ?!

Bref, rien de bien réjouissant quand on sait que je ne pourrais passer aucun Jeudi du Port ivre, ni faire les 3 jours aux Carioles. Deux putains d’ échéances qui sautent !

Je peux quand même me réjouir, à partir du 5 juillet je n’aurai plus besoin de passer l’temps à 3h du matin, les 12kms à vélo ainsi que les 8h de travail quotidiens m’en acquitteront aisément !

En résumé, je plains tous les jeunes qui comme moi, penseront avoir vécues d’énormes vacances dans 6 mois mais qui, en attendant, se font chier à les passer !

Pour ceux que ca intéresse, je monte une association pour organiser des activités entre oisifs. Car tous les autres s’en branlent de nous, à l’image de TTC : « ne compte pas sur nous pour qu'on remplisse ton emploi du temps et ses trous ».