25/03/2007

De l’art de trouver femme à son pied


Un an… Que je n’ai plus eu droit qu’à quelques bisous et autres contacts plus ou moins rapprochés (!) Avec comme quasi-seul tenant l’alcool et pour n’aboutir à rien de concret, si ce n’est le regret d’avoir pu avoir LA fameuse pulsion qui nous a tous fais un jour promettre de stopper l’alcool…

Bref, pas grand-chose à se mettre sous les reins en cette année 2006 et malheureusement aucune révolution en vue pour 2007. Il ne me restait donc plus qu’à tenter l’ébauche d’un début d’autocritique (et rien de plus :)), histoire de savoir si la seule malchance était responsable de l’incroyable longévité de ma relation avec le célibat. Ainsi, depuis « nos » 1 an, j’ai eu le temps de réfléchir à la question de divers points de vue régulés par l’état moral du moment. Et outre la durée de célibat, voire de solitarisme au bout d’un certain temps, les opportunités ratées, les divers faux-espoirs ou parfois les heureuses rencontres régissent également cette humeur du moment.
En résumé, la dite-durée altère la vision qu’on a des choses en fonction du moral du moment. Ainsi, en période d’euphorie on se voit déjà dans le lit de Miss Châssis 2007(1) et dans les périodes de creux, on se dit qu’on finira seul et alcoolique et on s’y résout (ce qui n’est pas forcément plus mal ! ).
Le problème c’est que le moral varie en fonction de la réussite ou souvent de l’échec des opportunités qu’on a. Par exemple, si le moral est bon, on rêve donc de tendres PCs(2) en compagnie de Miss Châssis avant bien entendu de se casser les dents en tombant du placard. Et, à l’inverse, on laissera échapper une proie plus facile qu’on ne croira pas à notre portée malgré de clairs appels du pied. Pour chacun de ces cas, le moral s’en trouvera éventré et par conséquent on se souviendra assez vite qu’on est qu’un associable alcoolique. Puis, de mal en pis on plongera dans la spirale de l’échec, le moral oscillant toujours mais de moins en moins vers le haut jusqu'à comprendre ce phénomène.
Une fois assimilé ce problème humain, cela n’apporte que de relativiser tout espoir ou peur d’échec et ne règle donc que partiellement mon cas personnel. Le plus dur reste néanmoins de provoquer une rencontre et de lancer le processus de drague :).
Mais comment s’y employer alors même que l’IUT dans lequel j’étudie est composé a 95% de gaziers et que je ne fréquente – à quelques exceptions près – que mes collègues durant le week-end ? Et parlons-en des exceptions, il s’agit entre-autres des sorties en boîte. Or, pour supporter l’environnement de clubbing auquel je suis très hostile, il me faut consommer une forte dose d’alcool (ce qui m’est assez familier :)). Ce qui n’a pas la vertu de rendre mon comportement digne de ce qu’est en droit d’attendre toute célibataire passant dans mon viseur ! Je me trouve donc défavorisé par rapport à mes crevards d’adversaires, métrosexuels au possible à l’égo suffisamment surdimensionné pour se préserver de la moindre goutte d’alcool. Peut-être est-ce plus à ça qu’au fait qu’il prostitue leur masculinité que leur est due mon hostilité. Alors, gueule saoule ne tenant sur ses jambes ou clubber androgyne ?! Le choix est malheureusement et évidement très souvent en ma défaveur…
Finalement, ne pouvant me résoudre de toute façon a stopper ma consommation d’alcool, je joue la carte du destin et ne me pose plus trop de questions, en espérant que le sort me sourit enfin ! Trêve de réflexion, il est temps de profiter de ne pas encore avoir de femme m’interdisant de boire comme je l’entends. Vive le célibat, et vive l’alcool !

(1) : incarnation de la femme parfaite ! (Châssis = Bonasse).
(2) : PC = plan-cul (libre a chacun d'interpréter :)).

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